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Du code, des mots, des livres.

Les coulisses logicielles de l’écriture du livre *Affaires privées*

https://golb.statium.link/post/20200602livreformat/

Peu de détails sur le travail entre auteur / éditeur, mais c’est logique, c’est Christophe Masutti, l’auteur, qui écrit. Le passage « Identification des besoins » est remarquable dans la mesure où il est rare que les auteurs détaillent le méandre de fichiers que peut occasionner l’écriture d’un texte un peu long.
De mémoire, Stéphane Bortzmeyer avait également écrit un livre chez cette maison d’édition, il avait lui aussi décrit les coulisses (qui comportaient beaucoup de XML). Mais je ne sais plus si C&F emploient les fonctions d’import XML d’InDesign. Il faudrait que je relise le billet en question
L’échange avec l’éditeur est un va-et-vient d’ODT avec suivi de modifications – ce qui est tout à l’honneur de C&F, et une bonne nouvelle que Word soit remis en cause dans des maisons d’éditions pas nécessairement libristes, fussent-elles petites.
Le billet me conforte dans l’idée que la promotion de Markdown et Pandoc vient vraiment de ce maillon de la chaîne du livre, et le « profil » de l’auteur est similaire à celui d’auteurs d’articles du même genre / propos:
1. Grande aisance technique. Est fait mention des regex, de Git; la distinction entre logiciel d’édition de texte et de traitement de texte est abordée; LATEX est discuté, Markdown présenté, voire analysé; Pandoc est employé, et en ligne de commande. Emploi des styles CSL, visiblement avec une variante d’un style (adaptation aux demandes de l’éditeur, je présume).
Le simple fait d’utiliser LibreOffice (ou un autre traitement de texte) correctement, c’est-à-dire avec les styles n’est pas si répandu parmi les auteurs. Quand on trouve que Markdown s’apprend en 5 minutes, c’est bête à dire, et Markdown peut paraître évident, mais on est déjà à l’aise.
2. Souvent chercheur. Utilisant en tout cas de la bibliographie et avec un gestionnaire (en l’occurrence deux, Zotero, JabRef).

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