Note expresse à ceux que les Code of Conduct défrisent

TL;DR – Le logiciel libre n’existe pas dans le vide et la liberté n’a jamais été l’absence de règles. Si vous êtes incapables de ne pas violer un CoC, pourquoi voudrait-on de vous ?

Il a toujours paru plus facile à l’oppresseur
qu’à l’opprimé de s’adapter à l’oppression.

Paul Nizan

Commençons par noter quelque chose d’essentiel : si vous respectez les autres, les Code of Conducts ne vous attaquent en rien, et n’y a pas de raison de s’y opposer.

Si un Code of Conduct est nécessaire pour que vous vous comportiez de façon respectueuse, si les CoC vous """oppressent""" parce que vous voulez continuer à insulter qui vous voulez (notamment des femmes, comme par hasard) au motif que « gneugneu c’est du logiciel libre », vous êtes en tort, et vous avez besoin d’une sérieuse discussion avec vos parents, ou d’un cours rapide d’éducation civique.

Parce que revendiquer que vous travaillez dans le « libre » pour qu’on avalise vos comportements foireux ne vous donne pas une image de rebelles, mais de gamins qui ne comprennent pas que donner des coups de pied n’est pas une façon valable d’exercer sa liberté.

Notons que parmi tous ceux qui en réaction des pressions vers plus de CoC braillent au complot féministe1, à une dégradation totalement fantasmée de la qualité des logiciel2 mais qui « bien évidemment » n’ont rien à se reprocher3, on n’en trouve pas beaucoup qui s’étaient auparavant prononcés contre les « comportements intolérables ». C’est une chose d’être vaguement au courant que Linus Torvalds a un comportement contestable, d’en mal mesurer l’ampleur. Pas terrible, certes, mais on peut trouver des excuses. C’en est une autre de le soutenir mordicus une fois que l’ampleur du problème a été expliquée.

Le logiciel libre n’existe pas dans le vide et la liberté n’a jamais été l’absence de règles. Si vous êtes incapables de ne pas violer un CoC, pourquoi voudrait-on de vous ?


  1. Ben oui, l’égalité, c’est tellement un sombre dessein du Mordor.

  2. Par contre, qu’est-ce qui nuit à la qualité du logiciel libre ? Le fait qu’on perde des développeuses et des développeurs #JDCJDR

  3. C’est une variante de « Moi qui n’agresse pas les femmes, je vois pas pourquoi il faudrait condamner les agresseurs ». C’est le « Pas moi » contre « Moi aussi ».


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